20 avril 2014

Joyeuses Pâques !

"Sur la Croix nous voyons la monstruosité de l'homme, quand il se laisse entraîner par le mal ; mais nous voyons aussi l'immensité de la miséricorde de Dieu qui ne nous traite pas selon nos péchés, mais selon sa miséricorde"
(...)
Voici le sommet de l’Évangile, voici la Bonne Nouvelle par excellence : Jésus, le Crucifié, est ressuscité !
Pape François



Les prêtres et séminaristes du Séminaire Saint-Pierre vous souhaitent de tout coeur une belle et joyeuse fête de Pâques !
En vacances pour deux semaines, ils vous donnent rendez-vous sur ce blog à partir du 5 mai. 
Que Dieu vous bénisse !



« Si vous n'existiez pas, ô mon Christ, je me sentirais une créature limitée. Je suis né et je me sens disparaître. Je mange, je dors, je me repose et je marche, je suis malade et je guéris. La soif et les tourments m'assaillent sans cesse, je jouis du soleil et de tout ce que la terre fructifie. Ensuite, je meurs et ma chair devient poussière comme celle des animaux, qui n'ont pas péché. Mais moi, qu'ai-je de plus qu'eux ? Rien, sinon Dieu. Si vous n'existiez pas, ô mon Christ, je me sentirais une créature limitée. Ô notre Jésus, guidez-nous de la Croix à la résurrection et apprenez-nous que le mal n'aura pas le dernier mot, mais l'amour, la miséricorde et le pardon. Ô Christ, aidez-nous à clamer de nouveau : « Hier j'étais crucifié ; aujourd'hui je suis glorifié avec lui. Hier j'étais mort avec Lui, aujourd'hui je suis vivant avec Lui. Hier j'étais enseveli avec Lui, aujourd'hui je suis ressuscité avec Lui ».
Saint Grégoire de Nazianze

18 avril 2014

Jeudi saint : messe chrismale

Pour la deuxième année consécutive, le Séminaire s'est déplacé à Vaduz, capitale du Liechtenstein, pour participer à la messe chrismale célébrée par Mgr Wolfgang Haas, ordinaire du lieu et grand ami de notre communauté. 
On le voit ici assisté de l'abbé Sébastien Leclère, préfet des études pour les francophones, lors de la confection des saintes huiles. 






15 avril 2014

Lettre n°32

La dernière Lettre aux Amis du Séminaire vient de paraître. Vous pouvez la lire en cliquant sur l'image ci-dessous, et/ou demander à la recevoir gratuitement par courrier en nous communiquant vos coordonnées.


14 avril 2014

Récollection de la Semaine sainte

Les deux premiers jours de la Semaine sainte sont silencieux et recueillis : les séminaristes francophones suivent une récollection donnée par l'abbé Christophe Toulza, de notre maison d'Annecy. 
Le Triduum pascal est ainsi préparé à l'aide de l'enseignement du prophète Jérémie. 
Pour la lecture de table au réfectoire, c'est cette année le beau livre du P. Pierre-Thomas Dehau op qui a été choisi : Le Contemplatif et la Croix.




13 avril 2014

Rameaux

La Semaine sainte commence cette année à l'église de Wohmbrechts, juste à côté du séminaire. En ce dimanche des Rameaux (Palmsonntag en allemand), le célébrant est l'abbé Hubert Bizard, vice-recteur, assisté des abbés José Calvin et Joseph de Castelbajac. 










 







 

9 avril 2014

Lingua latina non mortua est

L'abbé Jean de Léon, séminariste de 6e année et latiniste chevronné, nous parle de la pratique du latin au séminaire :

On dit souvent que le latin est une langue morte...

Mais il ne faut enterrer les morts qu’une fois leur décès dûment constaté ! Or, comment considérer comme trépassée une langue qui est encore comprise, écrite, voire parlée par des milliers d’ecclésiastiques, humanistes, savants, etc... ? Le latin est encore aujourd’hui, comme l’énonce l’encyclique Veterum sapientia du Bienheureux Jean XXIII, « la langue vivante de l’Eglise ». 
On doit reconnaître toutefois, hélas, que ces dernières années l’usage ancien et ininterrompu de la langue latine est presque tombé en désuétude partout, et même dans l’Eglise.


Il n’est pas anodin que l’Eglise ait toujours veillé à maintenir le latin comme langue du culte catholique (dans l’Eglise latine), comme expression de l’exercice du Magistère, et comme moyen de communication des ministres ecclésiastiques entre eux ou avec le Saint Siège : « Ce n'est pas sans une disposition de la providence divine que cette langue, qui pendant de nombreux siècles avait réuni une vaste fédération de peuples sous l'autorité de l'Empire romain, est devenue la langue propre du Siège apostolique et que, transmise à la postérité, elle a constitué un étroit lien d'unité entre les peuples chrétiens d'Europe » (Bx Jean XXIII).

Le latin est en effet un instrument de communication particulièrement adapté à la nature universelle de l’Eglise, car il « ne suscite pas de jalousies, il est impartial envers toutes les nations, il n'est le privilège d'aucune, il est accepté par toutes tel un ami ». Et nous pouvons vérifier cela à Wigratzbad, où des candidats des nationalités et cultures très différentes découvrent rapidement que l’usage de la langue de notre Mère, l’Eglise, produit efficacement un étroit lien d’unité entre séminaristes. 

C’est pour cette raison que la plupart des informations qui concernent toute la communauté, c’est-à-dire tant les francophones que les germanophones, sont rédigées en latin. 


Qu’il s’agisse des horaires d’ouverture de la bibliothèque...


... ou d’humbles services de nettoyage à la lingerie...


Ce « splendide vêtement de la doctrine céleste et des saintes lois » a toujours été l’instrument du Magistère catholique car « la langue de l'Eglise doit non seulement être universelle, mais immuable. Si en effet les vérités de l'Eglise catholique étaient confiées à certaines ou à plusieurs des langues modernes changeantes dont aucune ne fait davantage autorité que les autres, il résulterait certainement d'une telle variété que le sens de ces vérités ne serait ni suffisamment clair ni suffisamment précis pour tout le monde ». Le latin est donc comme une « porte qui permet à tous d’accéder directement aux vérités chrétiennes transmises depuis les temps anciens et aux documents de l‘enseignement de l’Eglise ».

C’est bien pour garder « ce lien qui nous unit avec l’Eglise d’hier et de demain » que notre Ratio studiorum (répartition des études) consacre plus de 260 heures de cours à l’étude du latin.

Mais parmi les preuves irréfutables de la survivance de la langue latine, au moins dans notre séminaire, deux méritent d’être mentionnées : 

- Il s’agit en premier chef de l’annuelle Disputatio in honorem Divi Thomae, un exercice scholastique dans lequel deux groupes de séminaristes doivent trouver une solution rationnelle à une question disputée, suivant les règles de la logique classique et en s’exprimant exclusivement en latin. Cette année le sujet débattu a été : Utrum reaedificatio templi hierosolymitani interpretari possit ut signum escathologicum. (cf notre billet du 8 mars).

- L’autre c’est notre Mensa latina : une table est réservée chaque samedi soir aux séminaristes désireux de perfectionner leur latin parlé. 
 

Même les ordinateurs, symboles de la modernité, voient traduire en latin les termes informatiques, comme par exemple “Corbeille” ou “Fichiers temporaires”. C’est normal : LINGUA LATINA NON MORTUA EST !


4 avril 2014

Chemin de croix

Comme chaque vendredi pendant le Carême, les vêpres étaient remplacées en ce jour par la méditation du chemin de la Croix, dans le parc du sanctuaire.





1 avril 2014

Diaconat à Denton

Le diaconat sera conféré à nos sous-diacres le samedi 31 mai prochain par Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la Commission pontificale Ecclesia Dei. 

En raison d'un décalage de calendrier, il a déjà été conféré à Denton à nos six sous-diacres américains, le 15 mars dernier, par Mgr Robert Morlino, évêque de Madison (Wisconsin) :








25 mars 2014

Ave Maria

En l'honneur de l'Annonciation de Notre Dame, le séminaire s'est déplacé mardi dans une belle église de pèlerinage, à Pfärrich, à environ 20 mn de voiture de Wigratzbad. 



La messe solennelle a été célébrée par l'abbé Stefan Reiner, assisté des abbés Hubert Bizard et Louis Le Morvan. Ensuite le curé de la paroisse a attiré notre attention sur les richesses de son église, en particulier l'impressionnante porte d'entrée de la sacristie, remontant au Moyen Age. 







Un nouveau trajet en voiture nous a mené à Herlazhofen, d'où nous sommes partis pour une longue promenade à pied, un trajet de cinq heures, interrompu par une longue pause à Beuren pour le déjeuner. Le but était d'apprécier le splendide paysage de l'Allgaü, ponctué de collines, de forêts et de lacs.




Après un crochet par une petite chapelle reproduisant le sanctuaire de La Salette, nous sommes revenus à Herlazhofen pour y chanter les vêpres.